La Rotte retrouve un fonctionnement plus naturel à sa confluence avec la Nied Française

Après quatre semaines de travaux, la Rotte présente désormais un tracé plus sinueux et des milieux humides plus diversifiés. Cette opération doit favoriser la biodiversité et mieux retenir l’eau lors des crues.

Sur le site, la Rotte s’écoulait auparavant dans un lit droit et uniforme. Ce type de tracé, stigmate des travaux hydrauliques anciens, accélère les écoulements et offre peu d’habitats à la faune et à la flore.

Les travaux ont donc permis de créer de nouvelles courbes et de petits méandres. Les berges ont été remodelées en pentes douces et le fond du cours d’eau a été aménagé pour alterner des secteurs rapides et peu profonds avec des zones plus calmes et plus profondes.

 

 

 

 

Au total, près de 5 000 m³ de terre ont été décaissés. Parmi ces matériaux, 4 000 m³ ont été réutilisés pour former des banquettes dans la Nied. Ces aménagements permettent de diversifier le lit de la rivière et ses écoulements, notamment lorsque le niveau de l’eau est bas.

Le chantier a également permis de créer sept mares, de tailles et de profondeurs différentes. Chacune pourra jouer un rôle particulier selon son alimentation en eau et la durée pendant laquelle elle le reste.

 

Cette diversité offrira de nouveaux espaces de vie, de reproduction ou de refuge à de nombreuses espèces liées aux milieux humides, notamment les amphibiens, les insectes et les oiseaux, ce qui, dans ce secteur classé NATURA 2000, est une plus-value très appréciable.

En période de fortes pluies, le site pourra aussi accueillir temporairement une partie des eaux de crue. En ralentissant leur arrivée vers l’aval, cette zone humide contribuera à limiter le risque d’inondation sur le secteur d’Han-sur-Nied. Il s’agit d’une solution fondée sur la nature : redonner de l’espace au cours d’eau pour améliorer à la fois son fonctionnement écologique et la protection du territoire.

L’opération a été réalisée par l’entreprise Colas, avec l’accompagnement du bureau d’études FLUVIALIS.

Elle bénéficie du soutien financier de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, à hauteur de 80 %.